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Le mot littérature (du latin littera, « lettre », puis litteratura, « écriture », « grammaire », « culture ») désigne principalement[1] :

  • L'ensemble des œuvres écrites ou orales fondées sur la langue et comportant une dimension esthétique (à la différence par exemple des œuvres scientifiques ou didactiques) : sens attesté en 1764 ;
  • Les activités de production et d'étude de telles œuvres : sens apparu dans la première partie du XIXe siècle ;
  • L'ensemble de textes publiés relatifs à un sujet, qu'ils aient ou non une dimension esthétique (d'après l'allemand Literatur, 1758). C'est en ce sens que l'on peut parler par exemple de littérature scientifique. L'expression littérature grise désigne les textes administratifs ou de recherche non publiés servant aux échanges entre professionnels d'une même discipline. Ces sens larges ne sont pas pertinents dans le cadre de la présente rubrique.

Définitions et notion de littérature Des définitions incertaines

 La littérature se définit comme un aspect particulier de la communication verbale — orale ou écrite — qui met en jeu une exploitation de toutes les ressources de la langue pour multiplier les effets sur le destinataire, qu'il soit lecteur ou auditeur. La littérature — dont les frontières sont nécessairement floues et variables selon les appréciations personnelles — se caractérise donc, non par ses supports et ses genres, mais par sa fonction esthétique : la mise en forme du message l'emporte sur le contenu, dépassant ainsi la communication utilitaire limitée à la transmission d'informations même complexes. Aujourd'hui la littérature est associée à la civilisation des livres par lesquels nous parlent à distance les auteurs, mais elle concerne aussi les formes diverses de l'expression orale comme la poésie traditionnelle des peuples sans écriture — dont nos chansons sont les lointaines cousines — ou le théâtre, destiné à être reçu à travers la voix et le corps des comédiens.

La littérature, dans son sens le plus courant, est donc un art à part entière. Mais il est parfois difficile de cerner les limites de cet art quand on aborde des écrits philosophiques, des pièces de théâtre ou des scénarios qui relèvent aussi des arts du spectacle (voire la bande dessinée et certaines formes écrites de l'art contemporain). D'une manière générale, la littérature regroupera ici les œuvres ayant soit un but esthétique soit une forme esthétique particulière. La dimension esthétique est donc la finalité de la littérature, critère qui la différencie des autres types d'écrits comme le journalisme ou la politique répondant à certaines contraintes spécifiques. À première vue, cette définition exclut donc les écrits purement philosophiques, politiques ou historiques. Mais il convient d'être particulièrement précautionneux dans la catégorisation des genres et types d'écrits appartenant ou non à la littérature. Un texte peut ainsi posséder une certaine dimension littéraire sans que l'auteur ne l'ait voulu, ou alors sans que cela ne soit son but en tant que genre. Les critères de littérarité d'une œuvre ont également fait l'objet de nombreux débats entre académiciens, certains établissant une hiérarchie entre les genres, d'autres s'en tenant à la conformité d'une œuvre par rapport à son genre ou bien s'attachant au rôle supposé du texte littéraire. Enfin, pour certains, une grande œuvre littéraire est avant tout celle qui résiste à l'épreuve du temps, qualité qui garantirait sa portée universelle.

En effet, riche de sa diversité formelle sans limite autant que de ses sujets sans cesse revivifiés qui disent l'humaine condition, la littérature est d'abord la rencontre entre celui qui, par ses mots, se dit lui-même et son monde, et celui qui reçoit et partage ce dévoilement.

La notion de littérature : évolution historique

La définition de la littérature en tant qu'ensemble d'œuvres à finalité esthétique est une conception assez moderne. En effet, auparavant, on avait plutôt tendance à attribuer le statut de littérature à des œuvres correspondant à des critères formels assez stricts. Dans sa Poétique, Aristote, un des fondateurs de la critique littéraire, se concentre principalement sur la tragédie et l'épopée en instaurant des règles formelles régissant ces discours. De plus, pour les Grecs, l'Histoire est un art à part entière, inspiré par la muse Clio.
L'essai a également appartenu au domaine de la littérature. Son sujet n'était alors pas aussi important que dans les essais contemporains qui ne sont plus considérés comme œuvres littéraires. La philosophie quant à elle n'est pas moins ambiguë: la littérarité des Dialogues de
Platon n'est pas remise en question aujourd'hui, ni celle des Pensées de l'empereur romain Marc Aurèle. Par ailleurs, la poésie a souvent été considérée comme la forme littéraire la plus pure, dans laquelle l'esthétique de la littérature est présentée dans sa plus stricte simplicité. Il apparaît donc que la littérarité d'une œuvre est sujette au changement et que les siècles ont vu la littérature s'étoffer et incorporer des formes de plus en plus diversifiées et populaires.

Auteurs et écrivains

 Il existe une distinction entre auteurs et écrivains basée sur la définition de la littérature. Les écrivains écrivent des œuvres de littérature tandis que le terme auteur regroupe toute personne ayant écrit au moins un livre, qu'il soit politique, historique, scientifique ou bien évidemment littéraire.

 

 

Les théories littéraires

Ethnocritique

Art et littérature : artiste ou artisan ?

La provenance du mérite artistique d'une œuvre littéraire est un sujet qui a beaucoup divisé la critique littéraire. Dès l'Antiquité, deux conceptions différentes apparaissent, qui se répercuteront à travers les différents courants littéraires et artistiques à venir. Aristote, à travers sa Poétique, insiste sur la qualité formelle d'une œuvre, au détriment des aspects expressifs qu'il considère secondaires. Le travail d'un écrivain s'apparente alors à celui d'un architecte qui construit un bâtiment, obéissant à des règles strictes, à une théorie. Par contre, le pseudo-Longin, dans son Traité du Sublime, met en avant l'expression des émotions. Le Sublime transporte, ravit son lecteur ou son auditoire et correspond à la perfection du discours. L'un voit l'artisan qui travaille, façonne l'objet esthétique afin de déclencher une réponse chez le destinataire, l'autre l'artiste doué d'inspiration, qui s'exprime et génère un sentiment d'identification dans son public. Cette querelle se retrouve dans l'histoire de la critique littéraire et a créé des courants contradictoires comme le Classicisme et le Romantisme ou le Cubisme et l'Expressionnisme.

 

Les institutions littéraires Réunion littéraire

Les auteurs se sont souvent regroupés au sein de réunions pour pouvoir discuter de différents thèmes. Ces réunions ont régulièrement entraîné la création d'associations, d'académies, de groupes, de cercles, voire de courants spécifiques.

Prix littéraire

 Pour récompenser ou pour désigner un auteur ou un livre particulièrement talentueux, plusieurs récompenses ont été créées selon les sensibilités.

L'écriture littéraire

 L'écriture littéraire obéit aux normes de l'orthographe et de la grammaire, mais aussi de la rhétorique, de la poétique. L'écrivain utilise des outils de langages qui lui permettent de se façonner un style, et il s'autorise également des licences poétiques, des digressions, des néologismes, de manière à appuyer son discours, à rendre esthétique sa prose. C'est ainsi qu'il se différencie et devient artiste.

Histoire de la littérature occidentale

Antiquité : littérature grecque et littérature latine.

 

 

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